
Fosse toutes eaux
Fosse, préfiltre, regard de répartition et épandage.
En savoir plusPrestation
Fosse toutes eaux, épandage, filtre compact ou micro-station agréée : nous réalisons les travaux conformément à l’étude de filière et au contrôle du SPANC.
Sur le plateau de Saint-Vallier-de-Thiey et dans une bonne partie des hameaux du Pays de Grasse, le réseau collectif n’arrive pas. Chaque maison traite alors ses eaux usées sur sa propre parcelle : c’est l’assainissement non collectif, encore appelé assainissement autonome. Ce n’est pas un simple trou avec une cuve, mais une filière complète, dimensionnée, validée et contrôlée.
Le principe général est constant : les eaux usées de la maison sont d’abord collectées et prétraitées, puis traitées, puis évacuées, le plus souvent par infiltration dans le sol. Ce qui change d’une installation à l’autre, c’est la façon dont ce traitement est réalisé : épandage souterrain, filtre à sable, filtre compact ou micro-station agréée.
Le choix ne se fait pas au feeling. Il découle d’une étude de filière qui mesure la perméabilité du sol, repère la nappe et la roche, examine la pente et la surface disponible, et tient compte du nombre de pièces principales du logement. Le SPANC de votre commune valide ensuite le projet, puis vient contrôler l’installation ouverte, avant remblaiement.
Notre rôle est celui de l’entreprise de travaux : nous réalisons la fouille, posons les ouvrages, raccordons, remblayons et remettons le terrain en état, conformément à l’étude. Nous coordonnons également le chantier avec le passage du contrôleur, parce qu’un remblaiement fait trop tôt oblige à tout rouvrir.
La filière traditionnelle associe une fosse toutes eaux, qui reçoit l’ensemble des eaux de la maison et assure le prétraitement, à un épandage souterrain où des drains répartissent l’effluent dans le sol qui joue le rôle de filtre. C’est la solution la plus rustique, la plus durable et la moins coûteuse en exploitation, mais elle exige de la surface et un sol qui absorbe.
Quand le terrain manque de place ou que le sol n’infiltre pas, on passe au filtre compact, qui remplace l’épandage par un massif filtrant confiné dans une cuve, ou à la micro-station d’épuration, qui traite biologiquement les effluents dans un volume très réduit. Ces solutions agréées demandent en contrepartie une alimentation électrique et un entretien régulier.

Déroulé
Un bureau d’études analyse le sol, la nappe, la pente et la surface, puis préconise la filière et son dimensionnement.
Le dossier est déposé au service public d’assainissement non collectif, qui donne son accord avant travaux.
Ouverture de la fouille et des tranchées, réglage des fonds à la pente prescrite, lit de sable de pose.
Mise en place des ouvrages, calage, remplissage en eau, raccordement des canalisations et des ventilations.
Le SPANC vérifie l’installation ouverte : c’est le passage qui conditionne la conformité.
Remblaiement soigné, mise à niveau des tampons, régalage de la terre végétale et remise en état du terrain.
Une installation d’assainissement bien posée ne se remarque pas : quelques tampons affleurants, un terrain remis à niveau, de l’herbe qui repousse. C’est pourtant là que se joue une partie du confort futur, car ces tampons doivent rester accessibles pour la vidange et le contrôle, sans se retrouver sous une terrasse ou un massif.
Nous soignons donc trois choses au moment du remblai : la position des regards, la pente du terrain fini pour que les eaux de ruissellement n’inondent pas la zone de traitement, et la remise en place de la terre végétale mise de côté au décapage. Une zone d’épandage ne doit ni être plantée d’arbres, ni être circulée par des véhicules : nous vous l’indiquons clairement en fin de chantier.

La fosse reçoit toutes les eaux usées du logement, y compris celles de la cuisine et de la salle de bains. Elle retient les matières et amorce leur dégradation. L’effluent passe ensuite par un préfiltre puis un regard de répartition, avant d’être distribué dans des tranchées d’épandage garnies de gravier où le sol assure le traitement final. Simple, sans électricité, très durable.
Lorsque le sol n’est pas assez perméable ou que la nappe est trop proche, on reconstitue un milieu filtrant : un massif de sable lavé, drainé et confiné, qui remplace le rôle du terrain naturel. Il occupe moins de place qu’un épandage classique, mais reste un ouvrage de surface non négligeable.
Le massif filtrant est ici enfermé dans une cuve, avec un matériau à forte surface d’échange : coco, laine de roche, zéolithe. L’emprise au sol chute fortement, ce qui sauve beaucoup de projets sur des parcelles étroites, et le fonctionnement reste gravitaire, donc sans consommation électrique dans la plupart des cas.
C’est une petite station biologique enterrée : les bactéries dégradent la pollution dans un réacteur aéré, puis l’eau clarifiée est évacuée. Très compacte, elle convient aux terrains exigus. En contrepartie, elle demande une alimentation électrique permanente, un entretien régulier et une occupation continue du logement pour que la biologie reste active : ce n’est pas la meilleure solution pour une résidence secondaire peu occupée.
Quand l’égout arrive devant chez vous, le raccordement devient obligatoire dans un délai de deux ans. Il faut alors créer le branchement jusqu’à la boîte en limite de propriété, reprendre les canalisations intérieures si nécessaire, et neutraliser l’ancienne installation après vidange par un professionnel.
Nous exécutons la filière prescrite, sans substitution d’initiative.
Le remblaiement n’intervient qu’après le contrôle à ciel ouvert.
Regards positionnés pour rester atteignables après aménagement du jardin.
Remblai soigné, nivellement et terre végétale régalée.
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Questions fréquentes
C’est l’étude de filière, réalisée par un bureau d’études, qui détermine la solution adaptée. Elle analyse la perméabilité du sol, la profondeur de la nappe, la pente, la surface disponible et le nombre de pièces principales du logement. Le service public d’assainissement non collectif de votre commune, le SPANC, valide ensuite le projet avant travaux, puis contrôle la réalisation avant remblaiement. Nous réalisons les travaux conformément à cette étude.
On raisonne en équivalents-habitants, et la règle usuelle retient un équivalent-habitant par pièce principale du logement, c’est-à-dire les chambres et les pièces de vie. Une maison de cinq pièces principales correspond donc à une installation de cinq équivalents-habitants. Ce n’est pas le nombre d’occupants actuels qui compte, mais la capacité du logement : c’est ce qui évite de sous-dimensionner en prévision d’une revente.
Non, et c’est un point sur lequel il ne faut pas transiger. Le SPANC contrôle l’installation à ciel ouvert, avant remblaiement, pour vérifier la conformité des ouvrages et des raccordements. Remblayer avant sa visite expose à devoir tout rouvrir. Nous calons donc le planning du chantier sur la date de passage du contrôleur.
Le vendeur doit fournir un diagnostic d’assainissement non collectif de moins de trois ans. Si l’installation est non conforme, l’acquéreur dispose d’un délai après la vente pour la mettre aux normes, et cette obligation pèse généralement sur la négociation du prix. Beaucoup de nos chantiers de mise aux normes démarrent exactement là : dans les mois qui suivent l’achat.
Oui. Lorsqu’un réseau public de collecte est mis en service devant votre propriété, le raccordement des eaux usées est obligatoire dans un délai de deux ans. L’ancienne installation autonome doit alors être mise hors service : vidange, puis comblement ou dépose de la fosse. Nous réalisons l’ensemble, du branchement à la neutralisation de l’ancien dispositif.
Une filière traditionnelle avec épandage souterrain demande de la place : souvent 100 à 200 m² selon la perméabilité du sol et la taille du logement, sans arbre ni circulation de véhicules au-dessus. Quand cette surface n’existe pas, on s’oriente vers un filtre compact ou une micro-station agréée, qui tiennent sur quelques mètres carrés. C’est souvent la surface disponible, plus que le budget, qui décide.

Transmettez-nous l’étude de filière si vous l’avez déjà, ou simplement le nombre de pièces de la maison et une photo du terrain : nous établissons le devis des travaux.