
Fosse toutes eaux
Fosse, préfiltre, regard de répartition et épandage.
En savoir plusGestion de l’eau
Fouille, pose et enrobage de la cuve, collecte depuis les gouttières, filtration et trop-plein dirigé vers un ouvrage d’infiltration.
Dans l’arrière-pays grassois, la pluie tombe surtout à l’automne et au printemps, souvent violemment, puis disparaît pendant plusieurs mois. Récupérer les eaux de toiture répond donc à deux besoins simultanés : disposer d’une réserve pour arroser en été, et éviter que l’eau des orages ne ruisselle en pure perte, voire ne creuse le terrain.
Une installation complète comprend une collecte depuis les descentes de gouttière, un filtre qui élimine feuilles et débris, une cuve enterrée, un dispositif de puisage, et surtout un trop-plein dirigé vers un exutoire. Chacun de ces éléments compte : une cuve sans filtre s’encrasse, une cuve sans trop-plein correct déverse au mauvais endroit.
Notre travail est celui du terrassier : créer la fouille à la bonne profondeur, souvent dans un terrain rocheux, poser et caler la cuve, l’enrober selon les prescriptions du fabricant, ouvrir les tranchées de collecte et de refoulement, réaliser l’ouvrage d’infiltration du trop-plein, puis remblayer et remettre le terrain en état.
Nous posons aussi bien des cuves béton que des cuves en polyéthylène, et nous adaptons le choix à l’accès disponible autant qu’à la technique : sur un jardin fermé accessible par un portillon, une cuve béton de plusieurs tonnes n’est tout simplement pas descendable.
La fouille est creusée à la profondeur imposée par la cote d’arrivée des eaux de toiture et par le hors-gel. Le fond est dressé et sablé, sans point dur. La cuve est descendue à la pelle, calée de niveau, puis l’enrobage monte par couches régulières tandis que la cuve se remplit d’eau : cet équilibrage évite qu’elle ne se déforme sous la poussée des terres.
Sur le plateau, la roche complique régulièrement l’opération : il faut alors passer au brise-roche, ce qui allonge le chantier. Lorsque la zone doit être circulée ou stationnée, une dalle de répartition en béton armé est coulée au-dessus de la cuve, sauf si le modèle est déjà prévu pour supporter cette charge.

Déroulé
Surface de toiture collectée, usages prévus et durée de la période sèche à couvrir déterminent le volume utile.
Accès de l’engin, distance aux fondations et aux arbres, profondeur exploitable compte tenu de la roche.
Excavation, lit de sable, descente et calage de la cuve avec contrôle des cotes d’entrée et de sortie.
Montage de l’enrobage par couches et remplissage en eau simultané, dalle de répartition si nécessaire.
Tranchées depuis les descentes de gouttière, pose du filtre, raccordement du trop-plein à l’ouvrage d’infiltration.
Remblaiement compacté, mise à niveau du tampon d’accès et régalage de la terre végétale.
Une cuve se remplit vite lors d’un épisode méditerranéen. Ce qui déborde doit aller quelque part, et ce quelque part doit être capable de l’absorber. Selon la perméabilité du sol et la place disponible, nous réalisons un puits d’infiltration, une tranchée drainante remplie de cailloux et enveloppée de géotextile, ou un raccordement au réseau pluvial lorsqu’il existe et que le gestionnaire l’autorise.
Le trop-plein doit toujours être éloigné des fondations et dirigé vers l’aval. C’est la première chose que nous vérifions, avant même de parler du volume de la cuve : une récupération mal raccordée transforme une bonne idée en problème d’humidité.

Un filtre placé en amont retient feuilles, aiguilles de pin, mousses et gravillons de toiture. Sans lui, les débris sédimentent au fond de la cuve, fermentent et rendent l’eau nauséabonde. Le filtre doit rester accessible : on le nettoie deux à trois fois par an, davantage sous les pins.
Le réseau d’eau de pluie ne doit jamais pouvoir communiquer avec le réseau d’eau potable. Les canalisations sont repérées et signalées, et les points de puisage portent une mention indiquant que l’eau n’est pas potable. C’est une exigence réglementaire, et une précaution de bon sens vis-à-vis des occupants futurs.
Une simple pompe de surface suffit pour de l’arrosage. Pour alimenter des usages intérieurs, il faut un groupe avec gestionnaire automatique et, souvent, un dispositif de bascule sur le réseau potable en cas de cuve vide — avec une disconnexion par surverse, jamais par simple clapet.
Sur le plateau, trois facteurs reviennent : la roche, qui limite la profondeur ; la pente, qui aide beaucoup pour le trop-plein gravitaire ; et la végétation, notamment les pins, dont les aiguilles chargent énormément les gouttières. Une pré-filtration généreuse est ici un investissement rentable.
Puits d’infiltration, tranchée drainante ou rejet autorisé, jamais au pied du mur.
Placé pour être nettoyé sans creuser.
Remplissage en eau simultané pour éviter toute déformation.
Aucune interconnexion possible avec l’eau potable.
En images






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Questions fréquentes
À l’extérieur, les usages sont libres : arrosage du jardin, lavage des sols, nettoyage des véhicules, remplissage d’un bassin d’agrément. À l’intérieur du logement, la réglementation limite l’emploi de l’eau de pluie à l’alimentation des chasses d’eau, au lavage des sols et, sous conditions, au lave-linge. Elle ne peut en aucun cas alimenter un point d’eau destiné à la boisson, à la cuisine ou à l’hygiène corporelle.
L’ordre de grandeur se calcule à partir de la surface de toiture projetée, de la pluviométrie locale et d’un coefficient de perte. Dans notre secteur, on tourne autour de 800 à 1 000 millimètres de pluie par an, très inégalement répartis, avec un été sec. Pour un usage d’arrosage sur une maison classique, on installe couramment des cuves de 3 000 à 10 000 litres. Le bon dimensionnement est celui qui couvre la période sèche, pas celui qui capte toute la pluie de l’année.
La cuve béton est lourde, résiste très bien à la poussée des terres et neutralise naturellement l’acidité de l’eau de pluie, ce qui limite l’entartrage inverse et les mauvaises odeurs. La cuve en polyéthylène est nettement plus légère, donc plus facile à descendre dans un jardin fermé, mais elle exige un enrobage et un calage très soignés. Le choix se fait souvent sur l’accès disponible plutôt que sur la technique.
Une cuve destinée au seul arrosage ne demande aucune formalité. En revanche, dès que l’eau de pluie alimente un usage intérieur et que le logement est raccordé au réseau public de collecte, une déclaration d’usage doit être faite en mairie, car cette eau finira dans le réseau d’assainissement. Le réseau d’eau de pluie doit par ailleurs être totalement séparé du réseau d’eau potable, sans aucune interconnexion possible.
Le trop-plein prend le relais. Il doit être dirigé vers un exutoire capable de l’absorber : puits d’infiltration, tranchée drainante, noue ou réseau pluvial autorisé. C’est un point trop souvent négligé : un trop-plein qui déverse au pied de la maison annule tout le bénéfice de l’installation et crée un problème d’humidité.
Non. Il faut un accès pour l’engin, une distance suffisante aux fondations et aux arbres, une zone non circulée par des véhicules — sauf cuve prévue pour cela et dalle de répartition — et une profondeur compatible avec la roche. Sur le plateau, c’est souvent le rocher qui décide de l’emplacement final.

Donnez-nous la surface de toiture collectée et l’usage prévu : nous vous proposons un volume de cuve cohérent et l’ouvrage de trop-plein qui va avec.