
Micro-station d’épuration
Filière agréée compacte pour petites parcelles.
En savoir plusAssainissement non collectif
La filière traditionnelle : fosse, préfiltre, regard de répartition et épandage souterrain. Sans électricité, sans mécanique, conçue pour durer.
La fosse toutes eaux associée à un épandage souterrain reste la solution de référence de l’assainissement non collectif. Elle ne consomme pas d’électricité, ne comporte aucune pièce mécanique, tolère les absences prolongées et dure des décennies si elle est correctement dimensionnée et entretenue. Sa seule exigence est la place, et un sol capable d’absorber.
Le fonctionnement est en deux temps. La fosse reçoit toutes les eaux usées du logement et assure le prétraitement : les matières lourdes décantent au fond, les graisses remontent en surface, et une digestion anaérobie s’amorce. L’effluent clarifié passe ensuite par un préfiltre, puis un regard de répartition l’envoie dans les tranchées d’épandage, où le sol termine le traitement.
C’est donc le terrain lui-même qui épure, ce qui explique l’importance de l’étude de filière : la perméabilité mesurée détermine la longueur totale de drains à poser. Sur un sol filtrant, l’épandage reste compact ; sur un sol lourd, il s’étend, et il arrive qu’on doive basculer vers un filtre à sable ou un filtre compact.
Nous réalisons la totalité des travaux : terrassement, pose de la fosse, du préfiltre et du regard de répartition, tranchées d’épandage, ventilation, remblaiement et remise en état du terrain, en coordination avec le contrôle du SPANC avant fermeture des fouilles.
La fouille est dressée à plat et reçoit un lit de sable qui évite tout point dur sous la cuve. La fosse est descendue, calée, puis remplie d’eau en même temps que le remblai latéral monte, par couches régulières de sable. Ce remplissage simultané est essentiel : c’est ce qui équilibre les pressions et empêche la cuve de se déformer ou de flotter.
Les entrées et sorties sont raccordées avec une pente régulière, sans contre-pente, et la ventilation est montée jusqu’en toiture. Le préfiltre, placé en sortie ou intégré à la fosse, doit rester facilement accessible : c’est la pièce qu’il faut rincer une à deux fois par an.

Déroulé
Position de la fosse et de la zone d’épandage selon l’étude, en respectant les distances aux limites, à la maison et aux puits.
Excavation de la fosse et ouverture des tranchées d’épandage à la profondeur et à la pente prescrites.
Lit de sable, descente, calage, remplissage en eau simultané au remblai latéral.
Mise en place du préfiltre et du regard de répartition, qui distribue également l’effluent entre les drains.
Lit de gravier lavé, pose des drains rigides perforés, géotextile de protection avant recouvrement.
Passage du SPANC à ciel ouvert, puis remblaiement, mise à niveau des tampons et régalage de la terre végétale.
Les drains sont posés sur un lit de gravier lavé, calibré, avec une pente très faible et régulière. Un géotextile les protège des terres fines venues du remblai : sans lui, les fines colmatent le gravier en quelques années et l’infiltration s’arrête. La répartition doit être équilibrée entre les branches, sinon une seule tranchée travaille et sature.
Sur les terrains étroits, les tunnels d’infiltration remplacent avantageusement les tranchées classiques : ils offrent une plus grande surface d’échange pour une emprise réduite. Nous en posons régulièrement sur le secteur, notamment lorsque la roche limite la profondeur disponible.

Rincer le préfiltre une à deux fois par an, vérifier la hauteur de boues, faire vidanger par un professionnel agréé lorsque celles-ci atteignent la moitié du volume, conserver les bordereaux de vidange. C’est peu de choses, et c’est ce qui évite le colmatage de l’épandage, réparation autrement plus coûteuse que la fosse elle-même.
Diriger les eaux de pluie ou de piscine vers la fosse, planter un arbre au-dessus de l’épandage, stationner un véhicule sur la zone de traitement, couler une terrasse par-dessus, ou repousser la vidange pendant dix ans. Chacune de ces situations se solde tôt ou tard par une reprise de l’épandage.
Beaucoup de maisons anciennes du secteur fonctionnent encore avec une fosse septique et un puits perdu. Ces dispositifs ne sont plus conformes. La mise aux normes consiste à poser une fosse toutes eaux, créer un épandage dimensionné, et neutraliser l’ancien ouvrage après vidange. C’est souvent l’occasion de reprendre en même temps les réseaux intérieurs et le drainage du terrain.
La cuve est remplie au fur et à mesure du remblai latéral, jamais après.
Entrée d’air et extraction au-dessus du faîtage, contre les odeurs.
Il empêche les fines de colmater le gravier des drains.
Positionné pour être rinçable sans creuser.
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Questions fréquentes
La fosse septique ancienne ne recevait que les eaux des toilettes ; les eaux de cuisine et de salle de bains partaient ailleurs, souvent dans un puits perdu. La fosse toutes eaux, elle, reçoit l’intégralité des eaux usées du logement. C’est la seule configuration admise aujourd’hui. Dans le langage courant, on continue à dire « fosse septique », mais l’ouvrage posé est une fosse toutes eaux.
Le dimensionnement suit le nombre de pièces principales du logement. On retient couramment 3 000 litres jusqu’à cinq pièces principales, puis environ 1 000 litres supplémentaires par pièce au-delà. C’est l’étude de filière qui fixe la valeur retenue, et le SPANC qui la valide. Surdimensionner légèrement ne nuit pas ; sous-dimensionner conduit à des vidanges rapprochées et à un colmatage de l’épandage.
La règle pratique est de faire vidanger dès que les boues occupent la moitié du volume utile, ce qui correspond en général à un intervalle de trois à quatre ans pour une maison occupée à l’année. La vidange doit être confiée à un vidangeur agréé, qui remet un bordereau à conserver : c’est ce document que le SPANC demande lors de ses contrôles périodiques.
La fermentation dans la fosse produit des gaz corrosifs et malodorants. Il faut donc une entrée d’air et une extraction en toiture, au-dessus du faîtage, souvent équipée d’un extracteur statique ou éolien. Une ventilation absente ou mal conçue est la cause n° 1 des odeurs attribuées à tort à la fosse elle-même.
Les lingettes, même dites biodégradables, les protections hygiéniques, les graisses de friture, les peintures et solvants, les médicaments et l’eau de Javel en quantité. Tout cela détruit la flore bactérienne ou bouche le préfiltre. Les eaux de piscine et les eaux de pluie n’ont rien à y faire non plus : elles noieraient l’installation.
Du gazon et des plantes à racines superficielles, oui. Des arbres et arbustes, non : leurs racines cherchent l’eau et finissent par pénétrer les drains. Il ne faut pas non plus circuler ni stationner avec un véhicule sur la zone d’épandage, ni l’imperméabiliser avec une terrasse ou une dalle : le sol doit rester vivant et aéré.

Indiquez-nous le nombre de pièces principales de la maison et la surface disponible : nous vous dirons ce qui est envisageable avant même l’étude.