
Terrassement général
Décapage, fouilles, plateforme de villa, déblai et remblai.
En savoir plusPrestation
Béton fabriqué directement sur le chantier et acheminé par la pelle : dalles, semelles, escaliers, enrobage de cuve et accès en pente, là où la toupie ne passe pas.
Sur beaucoup de terrains du plateau, le problème n’est pas de couler du béton : c’est d’en amener. Un chemin étroit, un portail de deux mètres cinquante, une pente sévère, un arrière de maison sans accès, et le camion toupie devient inutilisable. Il reste alors la pompe à béton, coûteuse pour de petits volumes, ou la brouette, qui ne tient pas la cadence.
Le godet malaxeur règle cette équation. Monté à la place du godet de terrassement, il fabrique le béton directement sur le chantier à partir du sable, du gravier, du ciment et de l’eau, puis la pelle l’emmène jusqu’au point de coulage. Là où la pelle passe, le béton passe.
C’est un outil de complement, pas un dogme : nous vous dirons franchement quand la toupie reste la meilleure solution. Sur une grande dalle accessible, elle gagne toujours. Mais pour une semelle au fond du jardin, une dalle de local technique, l’enrobage d’une cuve enterrée ou une bande d’accès en forte pente, le godet malaxeur évite un déploiement disproportionné.
Autre avantage pratique : le béton est fabriqué au fur et à mesure des besoins. On ne se retrouve pas avec deux mètres cubes en trop à évacuer, ni avec une toupie qui attend pendant qu’on ajuste un coffrage.
Les granulats et le ciment sont chargés dans le godet, l’eau est ajoutée de façon maîtrisée, et le malaxage se fait par le circuit hydraulique de la pelle. En quelques minutes, le béton est prêt, homogène, et la machine l’emmène à bout de bras jusqu’au coffrage. La trappe de vidange permet de doser le débit et de remplir proprement une banche étroite ou une fouille de semelle.
Le dosage est adapté à l’usage : béton de propreté peu dosé pour un fond de fouille, béton armé courant autour de 350 kilos de ciment par mètre cube pour une dalle ou une semelle. Nous restons vigilants sur la quantité d’eau : un béton trop liquide se met en œuvre plus facilement mais perd une part importante de sa résistance.

Déroulé
Décaissement, réglage du fond de forme, apport et compactage d’un hérisson ou d’une grave selon l’ouvrage.
Mise en place des banches, des règles de niveau et des joints, avec contrôle des pentes d’évacuation d’eau.
Pose du treillis soudé ou des armatures sur cales, pour que l’acier se retrouve dans la masse et non au fond.
Malaxage au godet par gachées successives et remplissage progressif du coffrage, sans reprise à froid.
Talochage, béton balayé pour l’antidérapant des accès en pente, ou lissage selon la destination de l’ouvrage.
Protection du béton frais si la chaleur l’exige, puis décoffrage et nettoyage des abords.
Au-dessus d’une douzaine de pour cent, un accès en gravier ne tient plus : les roues braquées chassent les cailloux, les orages creusent des rigoles, et il faut re-râteler tous les six mois. La bande de béton balayé, armée d’un treillis soudé et posée sur une forme compactée, règle définitivement le problème.
Le béton balayé apporte en plus l’adhérence nécessaire : la surface est striée perpendiculairement au sens de circulation pendant la prise. Sur ces accès, la question de l’eau se traite en même temps, avec une pente transversale et, si besoin, un caniveau en pied de rampe pour éviter que tout ne finisse devant le garage.

Dalle de local technique, de cabanon, d’abri de jardin, plateforme de citerne ou de pompe à chaleur, aire de stationnement. L’ouvrage repose sur une forme compactée et un ferraillage adapté, avec les pentes nécessaires à l’évacuation de l’eau.
Semelles filantes de muret ou de clôture, plots de terrasse sur pilotis, longrines de portail, massifs de fondation pour un poteau ou un pilier. Ces ouvrages réclament peu de volume mais beaucoup de précision de niveau : c’est exactement le domaine du godet malaxeur.
Certaines cuves — micro-stations, récupérateurs d’eau, séparateurs — imposent un enrobage béton ou une dalle de répartition lorsque la nappe est proche ou que la zone est circulée. Le béton doit alors être monté par couches régulières autour de la cuve, remplie d’eau, pour ne pas la déformer. La fabrication sur place rend cette progression beaucoup plus simple à gérer.
Marches coffrées dans un talus, escalier adossé à un mur, emmarchement d’entrée. Le béton coulé en place permet de suivre exactement la géométrie du terrain, là où des éléments préfabriqués obligeraient à des rattrapages inesthétiques.
Murets de soutènement de faible hauteur, seuils, cani, socles techniques : nous réalisons ces ouvrages en béton coffré, en coordination avec le terrassement et le drainage qui les accompagnent toujours.
Béton de propreté, béton armé courant : ce n’est pas le même mélange.
L’acier doit être dans la masse du béton, pas posé au fond du coffrage.
Chaque dalle extérieure évacue son eau loin des bâtiments.
La fabrication au fur et à mesure évite les excédents à évacuer.
Au-delà d’une dizaine de m³ avec un bon accès, la toupie reste plus indiquée.
Les ouvrages relevant d’un bureau d’études sont laissés au bétonneur.
En images







À voir aussi

Décapage, fouilles, plateforme de villa, déblai et remblai.
En savoir plus
Allées, escaliers, restanques et terrains de pétanque.
En savoir plus
Fosse, épandage, filtre compact ou micro-station agréée.
En savoir plus
Murs de soutènement en blocs calcaire imbriqués et drainés.
En savoir plusZone d’intervention
Questions fréquentes
C’est un godet particulier qui se monte à la place du godet de terrassement sur la pelle. Il embarque une vis sans fin ou des palettes entraînées par le circuit hydraulique de la machine : on y charge le sable, le gravier et le ciment, on ajoute l’eau, et il fabrique le béton sur place. La pelle transporte ensuite le godet plein jusqu’au point de coulage et vide par la trappe. C’est une bétonnière mobile qui va là où la pelle va.
L’accès, et rien d’autre. Quand un camion toupie peut se mettre à quai et que le volume est important, c’est lui le plus économique, sans discussion. Le godet malaxeur prend tout son sens quand la toupie ne peut pas approcher : chemin étroit, jardin clos, terrain en pente, arrière de maison. Il évite alors la pompe à béton, la brouette, ou les délais d’attente d’un camion immobilisé.
Le godet malaxeur est fait pour les volumes modérés : quelques mètres cubes, coulés au fur et à mesure. C’est parfait pour une dalle de local technique, une semelle, des plots, un enrobage de cuve, un escalier ou une bande d’accès. Au-delà d’une dizaine de mètres cubes en une seule coulée, si l’accès le permet, nous vous dirons franchement que la toupie sera plus rapide et moins chère.
Oui, à condition de respecter le dosage et la quantité d’eau. Le godet malaxeur donne un béton homogène, et nous travaillons avec des dosages adaptés à l’usage : environ 350 kilos de ciment par mètre cube pour un béton armé courant. Le point de vigilance est l’eau : trop d’eau facilite la mise en œuvre mais abaisse fortement la résistance finale.
Oui. Nos camions amènent le sable et le gravier, et nous approvisionnons le ciment. Sur les chantiers où il y a de la place, nous constituons un petit stock sur site, ce qui évite les allers-retours. Lorsque les matériaux sont déjà sur place, nous pouvons évidemment travailler avec.
Nous réalisons les coffrages courants de terrassement — bandes d’accès, marches, longrines, plots, enrobage de cuve — et la pose de treillis soudé ou d’armatures simples. Pour un ouvrage de structure relevant du calcul d’un bureau d’études, nous exécutons le lot terrassement et laissons la partie structure au maçon ou au bétonneur.

Donnez-nous la largeur de votre accès le plus étroit et le volume approximatif : nous vous dirons si le godet malaxeur est la bonne réponse, ou si la toupie reste préférable.